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Une enfance à l'eau bénite de Denise Bombardier Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Nicole S., le
28 mars 2009 La note: 8/10
Quelle pitié! |
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Aimer le jour, aimer même la nuit
Aimer même quand la guerre frappe
Au coeur des armées désarmées
Pardonner à celui nommé ennemi
Ne jamais cesser de combattre
Au front de nos replis cachés
Agir comme le soldat faisant fi
D'oublier que la vie tôt le happe
Afin de survivre au passé
Sourire comme frêle enfant, enfoui
Bien au chaud sous la chaude cape
De sa maman le tenant rassurée
Et pleurer, oui parfois en compagnie
De nos généreux amis pour qu'exalte
La joie après la bienfaisante ondée.
Nicole
Savard
La solitude perpétuelle fut ton lot, oh mon
Beethoven!
Et quand l'homme à la faulx, juge,est venu te chercher
L'art pur, divin venait de rentrer dans le monde entier
Pour ne plus jamais, jamais le quitter, oh mon Beethoven
Quand ta musique au rythme marqué, fort, impétueux
Me joue la très belle symphonie en ut majeur, heureux
Et emporté je suis par l'écho des bois, des rochers
Arbres et cieux, que tu as en langage unique, créé.
Oh mon Beethoven,tu as su être aussi, intime, familier
Dans la triste quatrième en si bémol majeur renonçant
À tes fougeux, fiers emportements pour nous laisser
Une oeuvre douce et empreinte d'un passé émouvant!
Comme tu le clamais haut, mon Beethoven, il n'existera
Qu'un seul Beethoven, dont le tragique destin
Dont la cinquième nous révèle magnifiquement la fin
De ta vie mais le début d'une autre avec le vrai Maëstria!
Nicole Savard
Mon enfant, mon tout petit enfant, mon
bien-aimé
Dans mes bras, sur mon coeur, je t'ai tant berçé
Que de nuits entières, sur mon sein,tu posais,léger
Ta tête d'ange, tes menottes que j'aimais caresser!
Mon enfant, mon tout petit être, mon cher trésor
Tu as su si souvent me sourire dans ces nuits blanches
Ces soirs où le noir silence recouvrait nos deux corps
Mûs par l'osmose intemporelle de nos divines
essences.
Mon enfant, mon tout petit bébé, mon cher premier-né
Comme il est bon de se rappeler ces instants où la joie
Coulait tel un flot béni dans nos veines, souventefois
Au fil de ces courtes, trop courtes journées passées.
Pour moi, mon enfant, mon fils, tu es encore tout petit
Quoique grand, car celle qui t'a porté sans forfanterie
Se plaît à raconter avec fierté les longues nuits
Où la vie ,suspendue, lui a donné une éternelle rêverie.
Nicole Savard
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