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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 02:58


Son coeur  est      avide   de       beauté
Mais     s i    fatigué   de           lutter 
Le   beau,  le laid   collent  à     sa  peau
Créant   pureté,  parfois    mortes   eaux.

Elle  rêve de     pays  où   fleurent    bon
Le   lilas ,  la rose      et     le     jasmin
Elle    cherche   l'Eldorado,     incarnation
D'un   monde où   règnent    les  séraphins.

Dans les     sentiers de  son  enfance  ailée
Même    si   elle    a      souvent     pleuré
Dans      la vitre     des    saisons   d'hier
Elle veut revoir      les   anciennes  lumières.

Lumières       des       souvenirs      chéris
Des     portraits    un         peu     jaunis
Dans  lesquels    le  temps      s'est    figé,
Vaste  miroir    de     ses     jeunes années.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 03:10









Je me souviens de cette   vieille   demeure
Où sont enfouies mes joies et  mes  peines
Souvent  en   rêve,    surgit  par  bonheur
Un   moment    de   mon   e nfance chérie.
Parfois     hélas,    en   monstres  définis
Des chagrins   renaissent   d es    cendres
D'un passé que je croyais à jamais   éteint.


Et quand  à  mon  réveil,   en   mon    sein
Tressaille        ma         chère   jeunesse
Je    pense     toujours    à   cette maison,
Cette        douce   et      cruelle    maison
Asile,      port,     refuge   et  forteresse
Prison,  geôle,       cachot     et  détresse.

                                  Nicole Savard
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:30
 
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Freud en question
de Ginette Pelland

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Philosophie

critiqué par Nicole S., le 1 mars 2009
(Chicoutimi, Inscrite le 27 février 2009, 65 ans)

La note: 7/10

Freud : un homme fascinant

Freud : un homme fascinant


Quoi de plus intéressant que d'apprendre à connaître quelqu'un sous forme de questions et réponses! N'est-ce pas ainsi que nous apprenons, que l'on soit petit enfant ou adulte?


Ginette Pelland est docteure en philosophie et spécialiste de la pensée freudienne. Par l'apport de ses connaissances exactes et approfondies en ce qui concerne Freud, elle nous amène à démystifier cet homme et à le comprendre un peu plus intimement.


Elle répond avec justesse et clarté aux questions que la plupart d'entre nous se posent sur ce génie. Nous apprenons à connaître , du début à la fin de sa vie, cet homme qui est l'inventeur de la psychanalyse. Un être supérieur dans l'histoire de l'humanité, un psychiatre réputé, un être à l'esprit inventif doté d'un pouvoir intellectuel très fort, une personne animée d'une extrême curiosité pour comprendre l'être humain sous toutes ses facettes.



Ses théories, ses expériences personnelles dans le domaine de la médecine de l'âme, exercent encore aujourd'hui, même si parfois elles sont contestées, une influence marquante sur l'ensemble des connaissances, de la médecine à la philosophie, de la littérature à l'histoire et de l'art jusqu'aux sciences religieuses.


La lecture de Freud dans le livre "Freud en question" est certainement une oeuvre qui nous permet de comprendre un peu mieux l'être humain. L'auteure nous présente les multiples problèmes auxquels est confronté l'homme moderne et nous offre des moyens de les résoudre. Et comment tout cela se fait-il ? Eh bien, Freud nous en a donné la clef. C'est par la découverte du pouvoir de l'inconscient que l'homme peut comprendre l'ultime complexité de son être profond. Ses réflexions, ses analyses l'ont amené à croire que dans le cerveau humain bien des choses se passent sans que l'homme s'en rende compte, tout cela est dans l'inconscient. L'homme , par conséquent n'a aucun pouvoir sur ces états affectifs ou sur l'ensemble de sa vie mentale ou intellectuelle.


Bien d'autres éléments de la personnalité de Freud nous sont présentés dans ce livre. On nous le montre comme un homme au courage à toute épreuve. Oser critiquer , de façon constructive, le monde d'aujourd'hui et nous le présenter de façon fort différente dans le domaine psychique, faire face aux contradicteurs et savants de l'époque, garder la tête haute et ressentir la fierté d'avoir su "réinventer" la vie intérieure de l'homme enfin l'image de son âme, cela s'appelle avoir de la ténacité , de la détermination et une grande estime de soi. Freud était cet homme qui avait foi en ses possibilités, en ses découvertes.


Enfin, pour terminer le portrait de cet homme fascinant, rappelons-nous seulement que cet homme cherchait à comprendre le fonctionnement de tout être humain et que le traitement qu'il apportait à ses patients visait à saisir le mécanisme de fonctionnement psychique qui constituait l' essence de son être profond, intime,enfin, de son âme.


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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:30
Une enfance à l'eau bénite
de Denise Bombardier

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

critiqué par Nicole S., le 28 mars 2009
(Chicoutimi, Inscrite le 27 février 2009, 65 ans)

La note: 8/10

Quelle pitié!

Une enfance à l'eau bénite

Si vous êtes une femme et que vous êtes née au milieu des années quarante, vous comprendrez aisément le dilemme dans lequel est plongée l'héroïne du roman de Denise Bombardier intitulé : Une enfance à l'eau bénite. D'ailleurs , le récit commence comme suit: J'ai fait ma première communion en état de péché mortel. Le sujet du roman est donc posé clairement et de façon assez abrupte.

Tout au long du récit, nous verrons notre héroïne , dès l'âge de six ans jusqu'à la fin de l'adolescence essayer de résoudre le conflit du bien et du mal qui habite, de façon morbide, son âme.

C'est dans un petit quartier dans le nord de Montréal que se joue l'intrigue du roman. L'héroïne est une petite fille qui vit dans un milieu modeste sans être pauvre. Le père nous est présenté comme un être essentiellement dénué de tout sens moral. Cruel, insensible, mesquin , révolté de la politique de Maurice Duplessis et du clergé de l'Église catholique, voilà le portrait peu flatteur de cet homme qu'on apprend à détester jusqu'à la toute fin de l'oeuvre. Pour démontrer l'insensibilité de son père, l'héroïne dira de lui: Il ne m'a jamais appelé par mon prénom. D'ailleurs, cette quête du premier amour qu'une petite fille éprouve envers son géniteur, sera aussi omniprésente tout au long du récit. Cet amour qu'elle n'a pas reçu, elle en fera une quête à travers tous les personnages du roman. Quand elle aura à parler de lui, elle déformera la réalité pour l'embellir afin de cacher l'horreur de vivre avec un tel mécréant.

Quant au tableau brossé de la mère, c'est celui d'une personne qui veut à tout prix s'élever au-dessus de la pauvreté culturelle des gens qui l'entourent. C'est ainsi qu'elle inscrira sa toute petite fille à des cours de diction donné par un professeur de Radio-Canada. L'héroïne apprendra donc à bien parler le français, à connaître les règles de l'étiquette et de la politesse. En faisant de sa fille, une petite fille bien élevée, bien éduquée, elle rehaussera son statut à elle. Par sa fille, elle s'élèvera d'une classe sociale défavorisée à celle des bien-pensants, des cultivés, des gens respectables et respectés ,elle qui ne reçoit aucun respect de la part de son mari ni de ses propres enfants.

Quand la fillette entrera à l'école primaire, dirigée d'une main de fer par les religieuses, elle apprendra d'abord à les aimer pour parvenir à les détester avec acharnement. Les lois, les préceptes de l'éducation sont étroitement liés à ceux de l'Église catholique. Si au départ, la petite élève est grisée par la puissance du savoir, elle parviendra à saisir les dessous de cette éducation tordue et mesquine . Le péché est partout, dans le coeur de la petite âme fragile, dans le corps dont il faut sans cesse inoculer le sexe. Une bonne petite fille se doit d'être bonne en tout temps, les mauvaises pensées doivent être chassées de son esprit, tel est l'enseignement qu'elle reçoit, qu'on lui martèle dans la tête . Sois un robot et le Seigneur t'aimera.

Quand elle entrera au secondaire, le manège d'endoctrinement continuera de plus belle. Les jeunes filles doivent faire face aux garçons, symboles du diable incarné. Le sexe est montré comme un objet de malheur, de honte et d'impureté. Quand le vicaire de la paroisse fait son sermon aux élèves à l'occasion du carême, c'est la consternation dans l'école. Il dira à sa bergerie: «  Si vous donner un baiser mouillé, c'est-à-dire, un french-kiss, à un garçon, vous commettez un péché mortel et vous devez vous en confessez. De plus , vous risquez de perdre votre état de grâce. Si les garçons exigent de vous cette preuve d'amour, sachez mes chères filles qu'ils sont des émissaires de Satan. » Après avoir décrit avec forces détails, les mille et un exemples de péchés auxquels sont soumis les jeunes filles, afin qu'elles comprennent bien que le diable rôde autour d'elles tout le temps , ne leur accordant aucun répit, le vicaire les quitte les laissant dans une terreur totale. Comment peut-on espérer vivre et être heureuses dans de telles conditions? À travers les diverses péripéties du roman, on verra de plus en plus se dégrader notre héroïne. Son moral, son engouement pour les études se détérioreront , la vie n'aura plus de sens. Quand sa mère, un dimanche matin lui ordonne d'aller à la messe, elle répondra qu'elle n'y va pas. - Tu es donc comme ton père,   rétorque la mère. - Eh bien, je suis pareille,  dira la fille . Voilà que pour la première fois de sa vie, elle se sentira vivre,vivre enfin!

Pour conclure cette critique de roman, je vous dirais que l'écriture de l'auteure est fluide et belle. J'ai vraiment aimé lire Denise Bombardier! Laissez-vous  emporter par le déroulement du récit qui se veut énergique et efficace. La plongée dans cet univers particulier des années quarante-cinq est spectaculaire et les personnages défilent devant nos yeux avec chacun une puissance psychologique à vous couper le souffle. On croit à chacun des protagonistes et les images qu'ils créent en nous se révèlent plein de substance, de vérité et de beauté. Bravo à Denise Bombardier qui nous a ouvert grand son coeur pour nous faire vivre des moments de bonheur total.

                                                                                                                Nicole Savard

   Volume  Editeur/Collection  Pages  ISBN/ASIN  Parution
  Une enfance à l'eau bénite Du Seuil
223 SANS000019475 1985-04-01
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 23:03




Aimer le  jour, aimer même  la nuit
Aimer même quand la guerre frappe
Au coeur  des   armées  désarmées

Pardonner  à  celui  nommé   ennemi
Ne jamais cesser   de    combattre
Au     front   de   nos replis cachés

Agir  comme  le   soldat  faisant  fi
D'oublier que  la  vie  tôt  le  happe
Afin      de      survivre    au passé

Sourire comme frêle  enfant, enfoui
Bien au chaud sous la  chaude  cape
De  sa  maman le  tenant  rassurée

Et pleurer, oui parfois en  compagnie
De nos généreux amis pour qu'exalte
La joie après la  bienfaisante  ondée.

                         Nicole Savard

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 19:11
                                           


La solitude perpétuelle fut ton lot, oh mon  Beethoven!

Et quand l'homme à la faulx, juge,est venu te chercher

L'art pur, divin venait de rentrer dans le monde  entier

Pour ne plus jamais, jamais le quitter, oh mon Beethoven


Quand ta musique au rythme marqué, fort, impétueux

Me joue la très belle symphonie en ut majeur, heureux

Et emporté je suis par l'écho  des bois,  des  rochers

Arbres et cieux, que tu  as   en langage  unique, créé.

                                       

Oh mon Beethoven,tu as su être aussi, intime, familier

Dans la triste quatrième en si bémol majeur renonçant

À tes fougeux, fiers emportements pour nous  laisser

Une oeuvre douce et empreinte d'un  passé  émouvant!

                                             

Comme tu le   clamais haut, mon Beethoven, il n'existera

Qu'un    seul    Beethoven,    dont   le   tragique destin

Dont  la  cinquième   nous  révèle  magnifiquement  la  fin

De ta vie mais le début d'une autre avec le vrai Maëstria!

                                        Nicole Savard

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 18:41








Mon enfant, mon tout petit enfant, mon bien-aimé

Dans  mes bras, sur  mon coeur, je  t'ai tant  berçé

Que de nuits entières, sur mon sein,tu posais,léger

Ta tête d'ange, tes menottes que j'aimais caresser!

 

                                                         

 Mon  enfant,  mon tout  petit être,  mon  cher  trésor

Tu as su si souvent me sourire dans ces nuits blanches

Ces soirs où le  noir silence recouvrait nos  deux corps

Mûs par l'osmose intemporelle de nos divines essences. 

 

 

 Mon enfant, mon tout petit bébé, mon cher premier-né

Comme il est bon  de se rappeler ces instants  où la joie

Coulait tel un  flot béni dans  nos veines,  souventefois

Au fil de ces  courtes,  trop courtes  journées passées.

 

 


Pour moi, mon enfant, mon fils, tu es encore tout petit

Quoique grand, car celle qui t'a  porté sans  forfanterie

Se   plaît  à  raconter avec  fierté   les    longues  nuits

Où la vie ,suspendue, lui a donné une éternelle rêverie.


                                                                       Nicole Savard

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